Les trois premières priorités sur les lieux
L'ordre est presque toujours le même : se protéger soi-même, protéger les personnes présentes, puis alerter. Un témoin qui se met en danger devient une victime supplémentaire, et les secours perdent du temps.
- Se mettre en sécurité : gilet, feux de détresse, sortie du côté opposé à la circulation, triangle placé à bonne distance si la route le permet.
- Appeler les secours : au Maroc le 15 (protection civile) ou le 19 (police), le 112 dans de nombreux pays. Donnez le lieu précis, le nombre de véhicules et de personnes concernées.
- Suivre les instructions reçues au téléphone : l'opérateur sait quelles questions poser, et guide souvent les gestes à faire ou à ne pas faire.
Cette page n'est pas un cours de secourisme et ne remplace pas une formation aux premiers secours. Elle porte sur un point précis et souvent négligé : l'information.
Ce qu'il vaut mieux éviter
- Déplacer une personne blessée sans nécessité absolue, notamment en cas de douleur au dos ou au cou.
- Retirer le casque d'un motard.
- Donner à boire, à manger ou un médicament à une personne blessée.
- Fouiller les poches ou le sac de quelqu'un pour chercher son téléphone ou ses papiers.
- Rester au milieu de la chaussée pour filmer ou discuter.
Aucun de ces gestes n'aide, et plusieurs aggravent la situation. En revanche, chercher une information visible à l'extérieur — un autocollant, une carte, un bracelet — ne présente aucun risque.
Ce qui se prépare avant, quand tout va bien
La préparation utile tient en une dizaine de minutes et se résume à rendre accessible ce que personne ne peut deviner à votre place.
- Un ou deux contacts à prévenir, avec des numéros à jour, connus des passagers réguliers.
- Vos informations médicales importantes : allergie médicamenteuse, traitement en cours, maladie chronique, implant.
- Les documents du véhicule : carte grise, assurance, visite technique, rangés à un endroit fixe.
- Le matériel obligatoire et utile : gilet, triangle, trousse de premiers secours, extincteur si vous en avez un — et savoir où il se trouve.
- Une identification d'urgence visible depuis l'extérieur du véhicule, pour le cas où vous ne pourriez pas parler.
Le vrai angle mort : une personne qui ne peut pas communiquer
Un conducteur sonné, une personne inconsciente, un motard casqué au sol, quelqu'un en état de choc qui ne retrouve plus le numéro de son conjoint : dans tous ces cas, l'information existe mais reste inaccessible. Elle est dans un téléphone verrouillé, dans une mémoire momentanément vide, ou dans un portefeuille que personne ne devrait ouvrir.
Les secours travaillent alors sans savoir qui prévenir, ni s'il existe une allergie ou un traitement à signaler à l'hôpital. Une identification d'urgence visible ne remplace évidemment aucun bilan médical : elle rend simplement disponibles les informations que le propriétaire a décidé de partager.
C'est exactement le rôle d'un autocollant QR d'urgence, et c'est aussi la limite à garder en tête : un professionnel de santé se fie à son examen, pas à une page web.
Quelles informations préparer précisément ?
Un bon repère : ce qui peut changer une décision dans les dix premières minutes, et rien de plus.
- Le nom sous lequel vous souhaitez être identifié.
- Une ou deux personnes à prévenir, avec leur lien avec vous.
- Les allergies importantes, en particulier médicamenteuses.
- Les maladies ou antécédents pertinents en urgence.
- Les traitements en cours, notamment les anticoagulants.
- Le groupe sanguin, uniquement si vous choisissez de l'indiquer.
- Toute autre information que vous jugez utile : langue parlée, appareil médical, grossesse.
À l'inverse, une adresse complète, un numéro de pièce d'identité, des coordonnées bancaires ou un dossier médical détaillé n'ont rien à faire dans une information d'urgence.
Comment AutoAide s'inscrit là-dedans
AutoAide est une façon parmi d'autres de rendre ces informations accessibles : un autocollant QR — souvent doublé d'une puce NFC — collé sur le véhicule, le casque ou le sac, qui renvoie vers une page contenant uniquement les champs que vous avez remplis.
L'autocollant ne stocke rien et n'appelle personne. Il pointe vers une adresse web atteinte par un identifiant aléatoire, sans lien avec votre compte : votre adresse e-mail et votre identité de compte ne sont jamais affichées, et chaque champ reste facultatif et modifiable.
Questions fréquentes
- Que faire en premier après un accident ?
- Se mettre en sécurité, puis appeler les secours (15, 19 ou 112) en donnant le lieu exact et le nombre de personnes concernées, et suivre les instructions de l'opérateur.
- Quelles informations médicales faut-il avoir à portée de main ?
- Les allergies importantes, les traitements en cours, les maladies chroniques pertinentes en urgence, éventuellement le groupe sanguin, et au moins un contact à prévenir.
- Que faire si une personne accidentée ne peut pas parler ?
- Appeler les secours, éviter de la déplacer ou de retirer un casque, et chercher une information visible depuis l'extérieur — autocollant, carte, bracelet — plutôt que de fouiller ses affaires.
- Pourquoi avoir un contact d'urgence ?
- Parce qu'un proche prévenu tôt peut communiquer un antécédent médical, prendre des décisions administratives et rejoindre l'hôpital, ce que personne ne peut faire à sa place.
- Un QR code peut-il aider à transmettre des informations ?
- Oui, il peut rendre visibles les informations que vous avez choisi de partager, sans qu'un témoin ait besoin d'ouvrir votre téléphone ou votre portefeuille.
- Est-ce qu'un QR code appelle automatiquement les secours ?
- Non. Scanner un QR code AutoAide n'appelle pas automatiquement les secours : il ouvre une page d'informations. L'appel reste une action humaine, et c'est la première chose à faire.
Préparer vos informations d'urgence
Composez votre profil d'urgence, choisissez champ par champ ce qui sera visible, puis associez un autocollant à votre véhicule ou à votre casque.